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lundi 20 juillet 2026

4 brèves à cette heuredernière écriture 11:10 UTC

À retenir

  • Les attaques d'Ormuz endommagent neuf navires et freinent les chargements du Golfe.
  • Washington frappe l'Iran et lève la dérogation pétrolière, le Brent gagne 3,4 %.
  • Macquarie voit la tension américano-iranienne s'estomper, Ormuz se reconstitue.
  • ReconAfrica remonte des hydrocarbures à Kavango West 1X et passe aux zones du Huttenberg.

Politique

Les attaques d'Ormuz endommagent neuf navires et freinent les chargements du Golfe

Bloomberg dénombre au moins neuf navires de commerce touchés depuis la rupture de la trêve entre les États-Unis et l'Iran, dont cinq très grands transporteurs de brut. L'Organisation maritime internationale a déclaré que le détroit d'Ormuz était désormais trop dangereux pour la navigation commerciale normale.

L'activité d'exportation dans le Golfe a de nouveau reculé après un bref rebond. World Oil a rapporté que l'imagerie satellitaire n'avait détecté qu'un seul pétrolier à quai dans les principaux terminaux d'exportation saoudiens du Golfe mercredi, après une reprise passagère qui s'est étendue de fin juin à début juillet.

« Le rythme des chargements a commencé à se retourner », a déclaré Rory Johnston, fondateur de Commodity Context. Il a décrit une reprise qui s'est inversée presque aussi vite qu'elle avait commencé, avec une dégradation générale des conditions.

La contrainte pèse le plus lourdement sur l'Irak, qui expédie la quasi-totalité de son brut par le terminal pétrolier de Bassorah, selon World Oil. Une nouvelle pénurie de pétroliers disponibles y a ralenti les expéditions et poussé le pays à de nouvelles réductions de production.

L'Arabie saoudite dispose de plus de protection que plusieurs de ses voisins, puisqu'elle peut acheminer une large part de ses barils vers la mer Rouge et éviter entièrement le détroit d'Ormuz.

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Politique

Washington frappe l'Iran et lève la dérogation pétrolière, le Brent gagne 3,4 %

Les États-Unis ont lancé de nouvelles frappes à travers l'Iran contre plus de 80 sites et supprimé une dérogation qui avait autorisé de nouvelles ventes de pétrole iranien, selon Rigzone. Ces deux décisions ont accru la tension sur l'accord intérimaire signé le 17 juin, qui fixait un chemin de 60 jours vers une paix permanente, rapporte Rigzone.

Les frappes ont visé les défenses aériennes iraniennes, les réseaux de commandement et de contrôle, les installations radar côtières et les moyens de missiles antinavires, selon Rigzone. Plus de 60 vedettes du Corps des gardiens de la révolution islamique ont également été touchées.

Le département américain du Trésor a annoncé qu'il interdirait toute nouvelle vente de pétrole iranien après le 7 juillet, selon Rigzone. La fin de la dérogation supprime une incitation destinée à maintenir Téhéran dans un accord qui exige la réouverture du détroit.

Le Brent a progressé de 3,4 % pour s'échanger près de 77 USD le baril tôt mercredi, rapporte Rigzone. Ce niveau se situe très en deçà du sommet, au-delà de 126 USD le baril, atteint par le Brent fin avril, deux mois après le début de la campagne militaire contre l'Iran, selon Rigzone.

Bob McNally, président de Rapidan Energy Group et ancien responsable de la Maison-Blanche, a déclaré à Rigzone que la fin de la dérogation « est un signal adressé à un marché complaisant : le cessez-le-feu n'est peut-être pas aussi durable et solide qu'on le pensait ». « Le marché a une part de risque à réintégrer dans ses prix », a-t-il ajouté.

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Pétrole & gaz

Macquarie voit la tension américano-iranienne s'estomper, Ormuz se reconstitue

Les stratèges de Macquarie Vikas Dwivedi et Walt Chancellor ont indiqué à leurs clients qu'ils s'attendaient à ce que le regain de tension entre les États-Unis et l'Iran soit de courte durée, faisant valoir que les deux gouvernements se heurtent à des limites économiques et politiques contraignantes, selon Rigzone.

Le trafic dans le détroit d'Ormuz a récupéré l'essentiel de ses pertes antérieures, indique la banque. La moyenne mobile sur 7 jours du brut, des condensats et des produits raffinés, essence, diesel, carburéacteur et naphta compris, s'est établie à environ 54 % du niveau observé avant les combats, selon Rigzone. Sur cette base, l'écart par rapport à ce niveau de référence antérieur s'était réduit à huit millions de barils par jour.

Cette reconstitution a vidé les stocks entreposés à bord des pétroliers. Le stockage flottant dans le golfe Persique, qui avait gonflé jusqu'à 150 millions de barils, est depuis retombé sous 10 millions de barils, a indiqué Macquarie selon Rigzone. Les chargements à l'intérieur du détroit ont progressé rapidement sur la même période.

Les analystes de J.P. Morgan menés par Natasha Kaneva lisent différemment les données de flux, déclarant à Rigzone que de nouvelles frappes entre les deux pays avaient fortement réduit le débit d'Ormuz et effacé une bonne part des gains accumulés ces dernières semaines.

La même équipe a désigné trois risques non résolus pour le raffinage : l'ampleur des dégâts subis par les raffineries du Moyen-Orient après des mois de conflit, le moment où une impulsion politique relancera les taux de marche des raffineries chinoises, et la rapidité avec laquelle le système de raffinage russe réparera les dommages causés par les attaques répétées de drones ukrainiens, selon Rigzone.

Le brut a cédé du terrain sur la journée, a déclaré Monte Safieddine de Capital.com, effaçant le rebond de mercredi tout en conservant un gain de plus de 5 % sur la semaine, selon Rigzone.

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Pétrole & gaz

ReconAfrica remonte des hydrocarbures à Kavango West 1X et passe aux zones du Huttenberg

ReconAfrica a annoncé que son puits Kavango West 1X a remonté des hydrocarbures en surface depuis la formation d'Elandshoek, ce que l'entreprise qualifie de premiers hydrocarbures produits en surface à terre en Namibie.

La zone la plus haute de la formation, mesurant 47 mètres, a été torchée lors de trois tests de débit, et le puits est resté ouvert à l'écoulement pendant environ 24 heures cumulées, produisant du gaz naturel et des liquides à des débits intermittents, selon ReconAfrica.

Les relevés de pression ont augmenté au fil de la séquence de tests. Avant le deuxième test de débit, ReconAfrica a mesuré 2 300 psi dans le tubage de production de 5 pouces, ce qui indique selon elle une capacité de production d'hydrocarbures.

L'attention se porte désormais sur la formation du Huttenberg, où l'entreprise a enregistré une hauteur utile nette. Trois zones du Huttenberg couvrent 182 mètres de section réservoir et contiennent 76 mètres nets d'hydrocarbures identifiés par diagraphies.

ReconAfrica prévoit qu'il faudra jusqu'à environ 10 jours pour tester chaque zone du Huttenberg, et compte livrer sa prochaine mise à jour de production d'ici fin août. Les tests du puits ont démarré le 8 juin 2026.

Sur ce puits, ReconAfrica travaille avec BW Energy, qui détient une participation directe de 20 %, et NAMCOR, avec une participation portée de 10 %.

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