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samedi 20 juin 2026

2 brèves à cette heuredernière écriture 11:10 UTC

À retenir

  • L'AIE met sur la table la réserve de 1,4 milliard de barils, Ormuz à l'arrêt.
  • Lucara ouvre un appel d'offres solaire de 30 MW pour la mine de diamants de Karowe au Botswana.

Politique

L'AIE met sur la table la réserve de 1,4 milliard de barils, Ormuz à l'arrêt

La quasi-interruption du trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz a conduit l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à mettre sur la table le stock de 1,4 milliard de barils de ses pays membres, l'agence décrivant cette rupture comme « la plus grande rupture d'approvisionnement de l'histoire du marché pétrolier ».

L'AIE a indiqué qu'elle se tenait prête à libérer davantage de ces réserves pour en atténuer l'impact.

La pénurie a frappé le plus durement les acheteurs asiatiques, selon Carbon Brief, qui relie directement cette tension à la quasi-interruption du trafic maritime par Ormuz. Les électriciens de la région ont réagi en augmentant leur production au charbon pour protéger l'approvisionnement et contenir les coûts pendant le conflit.

À Bruxelles, la pression s'est déplacée vers la politique carbone. Le Financial Times a rapporté que certains dirigeants européens ont demandé à la Commission européenne de refondre d'ici l'été le système d'échange de quotas d'émission (SEQE), dispositif phare du bloc, en réponse à la crise énergétique. Cette demande redéfinit le SEQE, conçu comme un outil de décarbonation, en mécanisme possible de soulagement des prix à court terme.

Cette poussée a suscité une vive réplique de Madrid. Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a accusé d'autres dirigeants européens d'utiliser la crise énergétique comme prétexte pour vider les politiques climatiques de leur substance.

La division au sein du Conseil européen laisse à la Commission une fenêtre estivale étroite pour décider de rouvrir ou non le dossier du SEQE. Les modes d'appel des électriciens asiatiques, avec une part accrue du charbon, donnent aux responsables publics un signal parallèle sur la vitesse à laquelle le choc d'Ormuz reconfigure les choix de combustibles hors d'Europe.

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