Le groupe français Voltalia a obtenu l'autorisation du Conseil national des Zones de traitement des exportations (CZPE) pour installer un datacenter de 181,7 milliards de reais dans la zone de traitement des exportations du Pecém, dans l'État du Ceará, au Brésil. Le montant représente la plus grande part des 206 milliards de reais validés par le collège pour cinq projets industriels et de services.
L'installation se fera dans le Complexe industriel et portuaire du Pecém, à Caucaia, sous la responsabilité de Voltalia Energia do Brasil. Selon l'entreprise, le datacenter dispose déjà de 322,5 MW de capacité de connexion contractée auprès du réseau électrique et occupera environ 62 hectares du complexe. Ce volume avait déjà été sécurisé sous la forme d'une garantie de connexion de 322 MW en juin, et réapparaît pratiquement inchangé dans la note officielle de la société sur l'approbation du CZPE. Le contrat de connexion de cette charge avait été officialisé auprès de l'Operador Nacional do Sistema Elétrico.
Pour un développeur qui revendique 3,6 GW de capacité en exploitation et en construction, un portefeuille de 12 GW en développement et plus de 1 900 salariés dans 15 pays, l'opération marque un basculement vers l'infrastructure numérique. Voltalia prévoit d'étendre son parc de centrales éoliennes et solaires pour couvrir la demande énergétique du centre de traitement de données, et d'utiliser de l'eau de réuse pour la réfrigération des équipements.
Le projet doit générer 2 300 emplois directs pendant la phase d'implantation et 400 autres en exploitation. La mairie de Caucaia indique que l'ensemble sera installé intégralement sur son territoire et confirme ces mêmes volumes d'emplois. Le président de la ZPE du Ceará, Rafael Sá, estime que cette approbation renforce la confiance des investisseurs dans la ZPE Ceará et dans le potentiel de l'État pour accueillir des projets de grande taille tournés vers l'économie numérique.
Une incertitude fiscale demeure. La Mesure provisoire 1.307, qui offrait des incitations spécifiques aux datacenters, dont un taux zéro de PIS/Cofins à condition d'une alimentation par sources renouvelables, a perdu sa validité. Le Projet de loi 278/2026, dit Redata, est attendu comme la solution pour combler ce vide normatif au Congrès national. La mobilisation est conduite par le président du Sénat, Davi Alcolumbre, qui a signalé que le sujet serait prioritaire lors d'une prochaine série d'efforts concentrés. Après l'approbation du CZPE, l'entreprise doit encore finaliser des procédures auprès de la Receita Federal.
Le périmètre de ce régime spécial fait débat. Marcelo Mendonça, directeur exécutif de l'Abegás, association brésilienne des distributeurs de gaz canalisé, défend l'inclusion du gaz naturel comme énergie de la transition pour les datacenters, jugeant qu'il n'a pas de sens de créer des blocages.
La même zone accueille déjà un projet concurrent porté par Omnia avec Casa dos Ventos pour héberger les données de TikTok au Brésil: 50 milliards de reais au total, dont 12 milliards en infrastructure et 3,5 milliards en parcs éoliens dédiés, pour une puissance visée pouvant atteindre 300 MW. La même réunion du CZPE a validé des projets d'hydrogène vert, d'e-méthanol et de fer briqueté à chaud à Bacabeira, au Maranhão, ces derniers en partenariat avec la minière Vale. L'ensemble des projets autorisés doit générer environ 40 milliards de reais de nouvelles exportations par an à partir de 2029, selon le collège.
Sources
- https://movimentoeconomico.com.br/tecnologia/2026/08/27/zpe-do-pecem-atrai-2o-megadatacenter-com-investimento-de-r-1817-bi-da-voltalia/ (nouvel onglet)
- https://energialimpa.live/voltalia-avanca-com-data-center-bilionario-no-pecem/ (nouvel onglet)
- https://energialimpa.live/voltalia-avanca-com-data-center-bilionario-no-pecem-apos-aval-do-czpe/ (nouvel onglet)
