ORLEN et treize autres entreprises et organisations énergétiques d'Europe du Nord et centrale ont signé un accord de coopération dans le cadre de la Baltic Energy Initiative. L'accord réunit quatorze signataires venus de Pologne, de Finlande, de Suède, du Danemark, d'Allemagne, de Lituanie, de Lettonie, d'Estonie et de Norvège.
Outre ORLEN, l'initiative rassemble Eesti Energia, Enefit, Fortum, KN Energies, DNV Energy Systems, Topsoe, Siemens Energy, Adven, Steady Energy, P2X Solutions, Latvenergo, Gasgrid Finland et Orsted. Le périmètre technique couvre l'éolien en mer, le GNL et le BioGNL, l'hydrogène, le captage et le stockage du dioxyde de carbone (CCS), ainsi que le nucléaire et les petits réacteurs modulaires (SMR).
Le rapprochement se joue entre opérateurs, gestionnaires d'infrastructures gazières, équipementiers et bureaux de certification, c'est-à-dire à l'échelle industrielle plutôt que dans le cadre réglementaire communautaire habituel. Ireneusz Fafara, président du directoire d'ORLEN, a déclaré que l'ampleur des défis auxquels fait face l'énergie exige aujourd'hui une coopération dépassant les frontières des États et des entreprises isolées. Il a ajouté que la Baltic Energy Initiative permet au groupe non seulement de participer à des projets structurants, mais aussi de coconstruire les orientations de la transformation énergétique.
La signature est intervenue autour de la Baltic Energy Conference: Cooperation for a Resilient Future, organisée notamment par ORLEN à Varsovie, qui a réuni plusieurs centaines de participants venus de Pologne et de l'étranger. La rencontre s'est tenue à la Cytadela, site du Musée de l'histoire de Pologne, rue Gwardii 1 et Wybrzeże Gdyńskie. Sécurité, innovation et compétitivité de long terme du secteur énergétique régional en formaient les axes principaux.
Le ministre polonais de l'Énergie, Miłosz Motyka, est intervenu sur l'importance de la Baltique non seulement pour la Pologne, mais pour l'ensemble de l'Europe. Marcin Bosacki, secrétaire d'État au ministère polonais des Affaires étrangères, a évoqué les menaces qui apparaissent sur la Baltique, liées à la situation géopolitique mondiale et aux guerres en Europe et au Proche-Orient.
Jerzy Buzek, ancien premier ministre polonais et ancien président du Parlement européen, a souligné que la Baltique cesse d'être une mer principalement de vacances. La formule résume l'objet du texte signé: traiter un bassin maritime comme une zone de production, de transport et de vulnérabilité énergétique partagée entre neuf pays.
Pour les marchés qui bâtissent des ensembles régionaux d'échange d'électricité et de gaz, la démarche présente un intérêt de méthode. Elle associe dans un même document des acteurs relevant de systèmes nationaux distincts, avec une liste de technologies allant du GNL au nucléaire modulaire, sans passer par une architecture institutionnelle nouvelle.
Sources
- http://pulsarowy.pl/baltyk-przestaje-byc-morzem-wakacyjnym-jest-coraz-wazniejszy-dla-energetyki-dla-bezpieczenstwa-dzieki-orlen-staje-sie-wielka-europejska-elektrownia-orlen-buduje-energetyczny-sojusz-na-baltyku-o/ (nouvel onglet)
- https://netka.gda.pl/baltyk-przestaje-byc-morzem-wakacyjnym-jest-coraz-wazniejszy-dla-energetyki-dla-bezpieczenstwa-dzieki-orlen-staje-sie-wielka-europejska-elektrownia-orlen-buduje-energetyczny-sojusz-na-baltyku-o/ (nouvel onglet)
