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ExxonMobil et Chevron doublent et quintuplent leurs bénéfices sur un trimestre de pétrole cher

Le bénéfice net d'ExxonMobil a atteint 14,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 105,1 pour cent sur un an.

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Le bénéfice net d'ExxonMobil a atteint 14,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en hausse de 105,1 pour cent sur un an. Celui de Chevron a progressé de 384,8 pour cent pour s'établir à 12,1 milliards de dollars. Les deux groupes énergétiques américains ont publié leurs comptes portant sur la période avril-juin 2026, rapporte l'agence AA.

Le mécanisme est celui, classique, d'un marché amont exposé aux prix. Selon la même source, la hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient explique la progression des bénéfices des deux groupes. Les risques géopolitiques dans la région et les perturbations sur des routes maritimes critiques comme le détroit d'Ormuz ont resserré l'offre pétrolière et fait monter les prix mondiaux de l'énergie.

L'écart de départ mesure l'ampleur du basculement. ExxonMobil avait annoncé un bénéfice de 7,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2025, soit la moitié du niveau atteint un an plus tard. Chevron partait de plus bas encore, avec 2,5 milliards de dollars à la même période de l'année précédente. Un point de départ déprimé amplifie mécaniquement le pourcentage de progression: le quintuplement affiché par Chevron dit autant sur le trimestre de référence que sur le trimestre en cours.

Ramenée à l'action, la variation reste massive. Le bénéfice net par action d'ExxonMobil est passé de 1,64 dollar à 3,48 dollars entre les deux deuxièmes trimestres. Celui de Chevron est monté de 1,45 dollar à 6,11 dollars sur la même comparaison. Chevron affiche donc un bénéfice par action supérieur à celui d'ExxonMobil alors que son bénéfice net total reste inférieur, reflet d'un nombre d'actions différent.

La lecture pour les économies importatrices est l'autre face de ces comptes. Ce qui gonfle les marges des producteurs intégrés est le même prix du baril que paient les acheteurs de brut, de produits raffinés et de carburants. Un trimestre de tension sur l'offre déplace de la valeur de l'aval vers l'amont, et des importateurs vers les compagnies qui produisent. Les résultats publiés par ExxonMobil et Chevron chiffrent cette redistribution: environ 26,6 milliards de dollars de bénéfice net cumulé sur trois mois pour deux sociétés, contre 9,6 milliards un an plus tôt.

Aucun des deux groupes ne commente ici de perspective de prix. Le facteur cité par l'article reste l'état de l'offre, dépendant de risques géopolitiques et du fonctionnement de routes maritimes que ni ExxonMobil ni Chevron ne contrôlent. La durabilité de ces marges dépend donc d'une variable extérieure aux entreprises elles-mêmes.

Sources