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Accès à l'électricité: la RDC vise 62 % en 2030, sous les 89,1 % déjà atteints par le Ghana

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En 2024, la RDC ne raccordait que 21,5 % de sa population à l'électricité. Au Ghana, le taux national atteignait 89,1 % en 2025, selon le compact énergétique rapporté par Energies Media. Les deux secteurs électriques n'ont rien de comparable, et pourtant ils relèvent du même cadre de financement: l'initiative Mission 300, portée par la Banque mondiale et la BAD, structure aussi bien le compact ghanéen que l'ambition congolaise.

Deux taux d'accès sous un même guichet

Le Ghana adosse son raccordement à une capacité installée nationale de 5 507 MW, selon l'Energy Outlook 2025 de la Commission de l'énergie du Ghana. La RDC part d'un point bien plus bas: en 2024, la majorité de ses habitants restait sans électricité, avec un taux d'accès de 21,5 %. Ce contraste fixe deux réalités très éloignées à l'intérieur du même mécanisme régional.

Une cible qui resterait sous le niveau ghanéen

Dans le cadre de Mission 300, la RDC ambitionne de porter son taux d'accès de 21,5 % à 62 % d'ici 2030. Même atteinte, cette cible resterait inférieure aux 89,1 % déjà enregistrés par le Ghana en 2025. L'écart de départ situe donc le point d'arrivée visé en dessous du niveau actuel du Ghana.

Le Compact énergétique national de la RDC chiffre les besoins de financement à environ 37 milliards USD, dont 20 milliards attendus des investisseurs privés, selon Zoom Eco. Si ces 20 milliards USD ne se matérialisaient pas, l'objectif de 62 % perdrait son principal levier.

Qui porte les 37 milliards USD

Les investisseurs privés figurent parmi les acteurs les plus exposés: ils sont appelés à couvrir plus de la moitié d'une facture estimée à 37 milliards USD. Le reste de l'enveloppe, hors de cet apport privé attendu, reste à mobiliser auprès d'autres sources. La population congolaise encore privée d'accès est tout aussi exposée, puisque la progression vers 62 % dépend de capitaux qui restent à réunir.

Le signal le plus direct à suivre sera la part des 20 milliards USD privés effectivement engagée vers la cible de 62 %.

Sources