Le financement de la centrale solaire Sidi Bouzid II, en Tunisie, a été bouclé. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d'investissement (BEI) figurent parmi les prêteurs du projet. L'investissement est estimé à 96 millions d'euros selon Scatec, assuré par des fonds propres et de la dette. Le projet bénéficie également de mécanismes européens de soutien et de garantie.
La centrale doit disposer d'une capacité de 120 MW. Elle est au cœur du partenariat entre le groupe norvégien Scatec et Aeolus, filiale du japonais Toyota Tsusho. Les deux partenaires détiennent chacun 50 % du projet. Scatec assure les activités d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction ainsi que les services d'exploitation et de maintenance.
La construction a démarré en juin 2026. Une fois en service, la centrale devrait produire environ 276 GWh d'électricité par an. Elle devrait permettre d'éviter près de 107 000 tonnes d'émissions de CO₂ par an, selon les estimations de Scatec.
Ces initiatives s'inscrivent dans le plan national tunisien qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique à l'horizon 2030.
Scatec a réaffirmé son intérêt pour le marché tunisien lors d'une rencontre avec les autorités, le 20 octobre. Les discussions ont porté sur les projets solaires et éoliens en cours ou envisagés. Elles ont également abordé l'intégration de nouvelles technologies, notamment les systèmes de stockage de l'énergie. Le groupe a exprimé sa volonté d'élargir ses investissements en Tunisie.
