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Sandia-1: sept semaines de forage par 1 251 metres de fond au large de la Colombie

Le forage du puits exploratoire Sandia-1 a commencé le 12 juin et atteint sa profondeur finale le 29 juillet, dans une lame d'eau de 1 251 mètres entre la surface de la mer et le fond marin, au large de la Colombie.

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Le forage du puits exploratoire Sandia-1 a commencé le 12 juin et atteint sa profondeur finale le 29 juillet, dans une lame d'eau de 1 251 mètres entre la surface de la mer et le fond marin, au large de la Colombie. Petrobras y a annoncé la découverte d'une accumulation de gaz naturel en eaux profondes.

La séquence est courte pour un puits d'exploration à cette profondeur d'eau, un ordre de grandeur qui sert de référence aux campagnes offshore profondes menées ailleurs, notamment sur les marges africaines où Petrobras explore aussi. La compagnie déclare maintenir des activités d'exploration et de production en Namibie, à Sao Tomé-et-Principe et en Afrique du Sud, ainsi qu'en Bolivie, en Argentine et aux États-Unis.

Sandia-1 se trouve dans le bloc GUA-OFF-0, dans le bassin de Guajira, à 42 kilomètres de la côte colombienne et à environ 70,7 kilomètres de la ville de Santa Marta. Le puits est situé à 18 kilomètres des puits Sirius-1 et Sirius-2 et à 9 kilomètres du puits Copoazu-1, où des concentrations de gaz avaient déjà été identifiées, selon un communiqué adressé à la Comissão de Valores Mobiliários (CVM).

Cette proximité entre puits fixe la logique du programme: les intervalles porteurs de gaz sont d'abord évalués par les diagraphies de puits, puis caractérisés par des analyses en laboratoire, indique la compagnie. Le volume trouvé n'est donc pas encore établi, et Petrobras s'en tient au constat de la présence de gaz.

La structure du consortium est atypique. Petrobras intervient via sa filiale Petrobras International Braspetro B.V - Sucursal Colômbia (PIB-COL), avec 44,44%, aux côtés de la compagnie publique colombienne Ecopetrol, qui détient 55,56%. Bien que minoritaire, la brésilienne opère l'exploration du bloc. Ce découplage entre participation et opération est un montage que les autorités africaines rencontrent régulièrement dans leurs propres blocs profonds.

Petrobras affirme que la découverte renforce le potentiel gazier de l'offshore colombien et ajoute des volumes qui devraient contribuer à la sécurité énergétique de la région. L'entreprise précise que la production devra alimenter principalement le marché colombien, marqué par une forte demande de ce combustible.

Le bassin de Guajira concentre déjà les résultats précédents de la compagnie: en 2024, Petrobras a annoncé y avoir trouvé le plus grand réservoir de gaz naturel jamais identifié en Colombie. La directrice Exploration et Production de Petrobras, Sylvia Anjos, a déclaré le 5 décembre 2024 que le bassin de Guajira peut être compris comme faisant partie de la marge équatoriale.

Du côté brésilien, la compagnie a obtenu de l'Ibama une licence pour l'exploration pétrolière sur la marge équatoriale, une zone surnommée nouveau pré-sal. Ce projet fait l'objet de critiques d'écologistes qui alertent sur de possibles impacts environnementaux.

Sources