Les capacités de raffinage aux États-Unis ont reculé de 1,43% en 2025, selon les données de l'Energy Information Administration américaine. Ce retrait s'explique par la conversion d'une raffinerie à Houston et la fermeture d'une installation dans la région de Los Angeles. Dans le même mouvement, les raffineurs restés en activité affichent des marges nettement renforcées.
Phillips 66 en donne la mesure: le groupe a publié un bénéfice par action ajusté de 9,41 USD au deuxième trimestre 2026, très au-dessus de l'estimation de 7,02 USD retenue par Wall Street. Le bénéfice ajusté a atteint 3,8 milliards USD et le bénéfice par action publié 9,55 USD. Le groupe indique avoir bénéficié d'environ 450 millions USD d'effets favorables de valorisation au prix du marché dans le raffinage, le marketing et les carburants renouvelables.
Les revenus, en revanche, sont restés en deçà des attentes, à 42,1 milliards USD contre 43,41 milliards attendus, soit un écart de 1,31 milliard ou 3,02%. L'action a reculé de 2,32% en pré-marché à 201,12 USD, après une clôture précédente à 205,89 USD. Le titre évolue dans une fourchette de 52 semaines allant de 118,07 à 216,08 USD, environ 6,9% sous son sommet.
La trésorerie suit le mouvement des marges. Le groupe a généré 4,3 milliards USD de flux de trésorerie opérationnel hors fonds de roulement sur le trimestre. Il a restitué 887 millions USD à ses actionnaires, dont 379 millions en rachats d'actions et 508 millions en dividendes. Les dépenses d'investissement se sont limitées à 726 millions USD. Un dividende trimestriel de 1,27 USD par action a été annoncé.
Le désendettement reste l'axe affiché. La dette totale atteignait 20,6 milliards USD en fin de trimestre, la dette nette 16,5 milliards et la trésorerie 4,1 milliards. La direction vise une dette totale ramenée à 17 milliards USD fin 2027 et une dette nette sous 16 milliards fin 2026, avec un objectif suivant d'environ 13,5 milliards. Jefferies projette de son côté une dette d'environ 19 milliards USD fin 2026, l'entreprise visant environ 17 milliards au premier trimestre 2027.
Au-delà du raffinage, le groupe met en avant son segment intermédiaire, que UBS décrit comme l'aorte de son modèle intégré. L'EBITDA trimestriel de ce segment a atteint environ 1 milliard USD à la mi-2026 et devrait progresser vers un rythme annuel de 4,5 milliards USD d'ici la fin 2027. Cette progression doit être portée par environ 150 millions USD d'améliorations opérationnelles et 350 millions USD de projets de croissance organique, parmi lesquels l'extension de Coastal Bend, Iron Mesa et la poursuite du développement de Dos Picos II. Le segment intermédiaire affichait un EBITDA ajusté de 2,6 milliards USD en 2022.
Pour le troisième trimestre, le groupe anticipe des coûts de maintenance de 100 à 120 millions USD et des coûts d'entreprise et autres de 325 à 350 millions USD.
Côté analystes, UBS a relevé son objectif de cours à 235 USD contre 212 USD, en maintenant sa recommandation Acheter. Jefferies a porté son objectif à 207 USD tout en conservant une recommandation Conserver. Le titre porte une recommandation de consensus à l'achat de 20 analystes, avec un objectif moyen de 207,53 USD. Phillips 66 augmente par ailleurs la production de carburant d'aviation dans sa raffinerie de l'État de Washington, selon l'entreprise.
Sources
- https://pl.investing.com/news/analyst-ratings/ubs-podnosi-cene-docelowa-phillips-66-do-235--dzieki-wzrostowi-midstream-93CH-1502676 (nouvel onglet)
- https://nl.investing.com/news/transcripts/winst-phillips-66-overtreft-q2-2026verwachtingen-aandeel-daalt-93CH-877854 (nouvel onglet)
- https://br.investing.com/news/earnings/resultados-da-phillips-66-chegam-com-margens-de-refino-impulsionando-recuperacao-93CH-2026023 (nouvel onglet)
- https://br.tradingview.com/news/reuters.com,2026:newsml_L1N44212Q:0/ (nouvel onglet)
