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PASTEF conditionne la baisse des subventions énergétiques à une moindre taxation pétrolière au Sénégal

Au Sénégal, le groupe parlementaire PASTEF refuse d'adopter en l'état le budget rectificatif 2026 et exige que toute diminution des subventions énergétiques s'accompagne d'une réduction de la taxation des produits pétroliers et des coûts d'approvisionnement et de production de l'électricité. Le groupe demande que ces mesures énergétiques n'augmentent pas les prix supportés par les ménages et les entreprises.

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Au Sénégal, le groupe parlementaire PASTEF refuse d'adopter en l'état le budget rectificatif 2026 et exige que toute diminution des subventions énergétiques s'accompagne d'une réduction de la taxation des produits pétroliers et des coûts d'approvisionnement et de production de l'électricité. Le groupe demande que ces mesures énergétiques n'augmentent pas les prix supportés par les ménages et les entreprises.

PASTEF affirme que sa position ne remet pas en cause la nécessité de réviser le budget pour tenir compte des nouvelles contraintes économiques. Elle résulte de désaccords sur certains arbitrages budgétaires, les modalités de financement retenues et l'insuffisance des garanties apportées au Parlement.

Le groupe demande de préserver l'investissement public et les priorités sociales, en réexaminant les coupes affectant la santé, l'éducation, la formation professionnelle, l'hydraulique, les infrastructures, l'industrie et les autres projets structurants de l'Agenda national de Transformation. Il réclame que les ajustements portent prioritairement sur les dépenses non essentielles, que les dépenses de fonctionnement non prioritaires soient réduites et que la traçabilité et le contrôle des fonds spéciaux soient renforcés.

PASTEF réclame de la transparence sur les 120 milliards FCFA du Projet autonome de réponse d'urgence contingente (CERP). Le groupe demande la transmission des accords conclus avec la Banque mondiale et des justifications sur l'origine, l'affectation et l'imputation budgétaire de ces ressources. Il souhaite également la communication des rapports d'audit de l'Inspection générale des finances sur la dette non financière et de Forvis Mazars, et demande que la sincérité des déficits projetés pour 2026 et 2027 soit justifiée.

Le programme de rationalisation du secteur parapublic prévoit notamment la suppression de 19 entités et au moins 55 milliards FCFA d'économies budgétaires nettes sur trois ans.

PASTEF se dit ouvert au dialogue avec le gouvernement avant la séance plénière prévue le mardi 27 octobre 2026.

Sources