Vers 10H00 à Paris, le CAC 40 perdait 1,16% à 7 827,92 points, un recul de 94,63 points. La Bourse de Paris cédait du terrain sous l'effet de la flambée du pétrole et des taux d'emprunt.
Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, grimpait de 2,40% à 111,43 dollars. Le WTI nord-américain prenait 2,26% à 99,35 dollars. Ce mouvement entretient les craintes d'une hausse de l'inflation chez les investisseurs, ce qui provoque une nouvelle progression de la plupart des taux d'emprunt en Europe, explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Le rendement de la dette française à dix ans poursuivait sa progression au-dessus du seuil des 5%, dépassé pour la première fois depuis 2002, sur fond d'incertitudes politiques et budgétaires croissantes. L'écart avec le taux allemand, considéré comme une mesure de la méfiance des investisseurs envers la dette française, atteignait 1,69 point, un niveau inédit depuis 2011, en pleine crise des dettes souveraines en zone euro.
Le titre du groupe de luxe Hermès a perdu plus de 8% dans les premiers échanges, après avoir fait état d'un chiffre d'affaires au troisième trimestre sous les attentes des analystes, particulièrement sur le marché chinois. Les ventes de la marque ont atteint environ 4,1 milliards d'euros sur cette période, dopées par sa division sellerie-maroquinerie. Elles ont progressé de 5,5% sur un an. Dans le sillage d'Hermès, les valeurs du luxe perdaient du terrain en Europe.
