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Aramco vend son brut 90,1 dollars et porte son bénéfice semestriel à 67,2 milliards USD

Le prix de vente moyen du brut de Saudi Aramco est passé de 71,5 dollars à 90,1 dollars sur le premier semestre, contre les six premiers mois de l'année précédente.

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Le prix de vente moyen du brut de Saudi Aramco est passé de 71,5 dollars à 90,1 dollars sur le premier semestre, contre les six premiers mois de l'année précédente. Cet écart de prix se lit directement dans le compte de résultat: le bénéfice net ajusté du groupe a progressé de 29 pour cent sur la période janvier-juin, pour s'établir à 67,2 milliards USD contre 52 milliards USD un an plus tôt. La hausse représente environ 15,2 milliards USD, sous l'effet de la hausse des prix du pétrole.

Le mécanisme mérite d'être décomposé, car il vaut pour tout État producteur adossé à une compagnie nationale. Le prix de vente moyen réalisé par une compagnie n'est pas le prix de référence international. Sur la même période, le prix spot moyen mensuel du Brent a varié entre 66,6 et 117,3 dollars le baril, selon les données de l'Energy Information Administration des États-Unis. Autrement dit, une amplitude de plus de cinquante dollars entre le point bas et le point haut mensuel se traduit, côté vendeur, par un prix moyen lissé de 90,1 dollars. C'est ce prix réalisé, et non le cours affiché, qui détermine la recette encaissée puis la part reversée à l'actionnaire public.

La dynamique trimestrielle montre que le mouvement s'est accéléré en cours de semestre. Le bénéfice net ajusté du deuxième trimestre est passé de 25,2 milliards USD à 33,4 milliards USD, soit une progression de 32,4 pour cent sur un an. Au premier trimestre, il s'était établi à 33,8 milliards USD. Les deux trimestres se situent donc à des niveaux comparables, l'écart annuel se creusant surtout sur la seconde partie de la période.

Le directeur général du groupe, Amin Nasser, attribue cette progression à la résilience opérationnelle et à la flexibilité de l'entreprise malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Il évoque une interruption d'approvisionnement sans précédent dans le détroit d'Ormuz et cite le pipeline Est-Ouest, la capacité de stockage et les terminaux d'exportation comme infrastructures stratégiques ayant permis de maintenir les activités.

Ce point relie le résultat financier à une question d'infrastructure logistique. La capacité à contourner un point de passage maritime bloqué, à stocker et à charger par d'autres terminaux conditionne la possibilité même de vendre au prix réalisé. Pour un producteur dépendant d'un seul corridor d'exportation, une perturbation équivalente n'aurait pas la même traduction comptable, quel que soit le niveau du Brent.

Les chiffres du semestre ont été diffusés par l'agence Anadolu et repris notamment par Petroturk.com et Analiz Gazetesi.

Sources