RTE a emprunté un milliard d'euros sur les marchés le 21 octobre pour financer le réseau français de transport d'électricité. L'opération doit contribuer à l'accueil de nouvelles productions et à une meilleure résistance du réseau face aux effets du changement climatique.
L'émission a été structurée autour de deux tranches d'obligations vertes de 500 millions d'euros chacune. La première tranche arrive à échéance dans quatre ans et porte un coupon de 4,125 %. La seconde, d'une durée de sept ans, affiche un coupon de 4,5 %.
Le carnet d'ordres total a dépassé 2,2 milliards d'euros. Selon RTE, le coût de l'opération s'est établi à un niveau proche de celui des obligations de l'État français de maturité comparable, et même légèrement inférieur pour la tranche à sept ans.
La maturité moyenne de la dette de RTE reste de 10 ans, avec un taux moyen de 2,58 %. Cette émission s'ajoute à 5 milliards d'euros de prêts financés sur fonds d'épargne accordés par le Groupe Caisse des dépôts. Elle complète également un financement de 800 millions d'euros délivré par la Banque européenne d'investissement.
RTE a publié son rapport d'allocation et d'impact, qui détaille l'affectation aux différents projets de développement du réseau des capitaux levés, notamment au travers des obligations vertes.
Les teneurs de livre de l'opération ont été Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, CIC, Natixis, NatWest Markets, SMBC et Société Générale.
