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Petrobras ramène sa dette nette à 1,1 fois l'EBITDA avec un EBITDA trimestriel de 19,0 milliards USD

L'endettement net de Petrobras est passé de 62,1 milliards USD au premier trimestre 2026 à 60,4 milliards au deuxième, ramenant le ratio dette nette sur EBITDA de 1,4x à 1,1x, rapporte Investing.com Brasil.

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L'endettement net de Petrobras est passé de 62,1 milliards USD au premier trimestre 2026 à 60,4 milliards au deuxième, ramenant le ratio dette nette sur EBITDA de 1,4x à 1,1x, rapporte Investing.com Brasil.

Ce désendettement s'appuie sur un EBITDA ajusté de 19,0 milliards USD au deuxième trimestre, en hausse de 62% sur le trimestre précédent et de 86% sur un an, un niveau supérieur aux estimations des trois banques qui suivent le titre. Les analystes avaient projeté un EBITDA compris entre 18 milliards et 19 milliards USD.

Le groupe a dégagé cette performance tout en maintenant un rythme d'investissement élevé. Selon Itaú BBA, les investissements du deuxième trimestre ont représenté 27% de l'orientation annuelle de 16,9 milliards USD, alors que la part typique pour la période avoisine 24%. Le coût d'extraction dans l'Exploration et Production est descendu à 6,3 USD par baril équivalent, contre 6,8 USD au premier trimestre.

Ce niveau de coût unitaire est l'indicateur que les producteurs pétroliers publics suivent de près: il détermine la marge disponible pour rembourser la dette et rémunérer l'actionnaire lorsque le prix du brut se retourne. Les dividendes ordinaires déclarés ont totalisé 3,4 milliards USD, avec un rendement de 3,2% à 3,4%, au-dessus de l'estimation d'Itaú BBA de 3,1 milliards et du consensus de marché de 3,0 milliards.

Le raffinage a joué un rôle inattendu dans ce trimestre. Selon Safra, l'EBITDA du segment Raffinage, Transport et Commercialisation de 3,6 milliards USD a dépassé de plus de cinq fois son estimation de 602 millions, soutenu par un taux d'utilisation record des raffineries de 101%. La lecture de BTG Pactual est plus nuancée: la banque relève que l'EBITDA de 3,5 milliards USD du segment Raffinage et Marketing a été pénalisé par des pertes de stocks estimées à 1,7 milliard USD sur la période.

Côté amont, le champ de Buzios, dans le pré-sal, a atteint un niveau record de 1,2 million de barils par jour. La plateforme P-79, entrée en opération en mai, est présentée comme un facteur déterminant de la croissance de production sur l'année. Une information liée fait état d'une production record de 3,34 millions de barils par jour. Le directeur William Franca indique que la stratégie de raffinage vise à accroître la fiabilité des installations et à réduire la dépendance aux importations.

Les trois banques qui ont publié leurs révisions après la parution des comptes maintiennent une recommandation d'achat, avec des potentiels de valorisation compris entre 27% et 35%. BTG Pactual retient un objectif de 22,00 USD pour l'ADR à douze mois et chiffre la surprise à environ 5% au-dessus du consensus. Itaú BBA vise 23,70 USD pour l'ADR à fin 2026, soit une hausse implicite de 30,4% sur un prix de référence de 49,08 BRL, pour un résultat 3% au-dessus de sa propre estimation. Safra affiche un objectif local de 57,00 BRL, soit 35% de potentiel sur les 42,13 BRL retenus comme référence, et la plus forte surprise positive à 8%.

Le marché a néanmoins sanctionné le titre: les actions préférentielles PETR4 reculaient de 0,81% à 41,79 BRL, les ordinaires de 0,89% à 46,89 BRL et les ADR de 0,7% à 18,39 USD.

Une information liée indique un bénéfice de 52,4 milliards BRL et 17,4 milliards BRL de dividendes annoncés. La production de diesel a par ailleurs atteint un record historique de 3,903 milliards de litres en juillet.

Sources